Palo-Alto, outil d’accompagnement stratégique et paradoxale

Palo-Alto, une méthode qui accumule les paradoxes ?

Le modele interactionnel de Palo-Alto s’intéresse aux changements «impossibles », aux problèmes sans solution. Tout au moins dans leurs contextes spécifiques.

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Une autre façon de penser : il ne s’agit pas d’une méthode de plus qui vient s’ajouter à notre boite à outils : C’est un nouveau paradigme. Pas moins. Une autre manière d’envisager la vie et son lot d’imprévus, seul point sur lequel on peut compter… avec certitude !

 

Premier paradoxe : Le bon sens en ligne de mire.

Si le bons sens avait pu résoudre la difficulté, elle  ne serait  pas « envenimer » ainsi… L’approche « palo-altienne » vise donc à sortir du bon sens. A rendre logique et cohérent l’irrationnel

Deuxième paradoxe : la liberté sous contrôle.

C’est le consultant qui pose le cadre et pourtant c’est la personne accompagnée qui décide seule d’envisager le changement ou de le rejeter. Le modèle place en effet au premier plan la responsabilité de la personne en besoin. Le changement n’est pas dicté, ni suggéré, il est codéfini et en final, la personne accompagnée décide de l’adopter ou … de faire tout autre chose.

Pourtant le consultant pourra parallèlement reprendre sa liberté et être prêt à mettre fin à l’intervention à tout instant

Troisième paradoxe : prendre le temps d’aller vite est le seul moyen d’arriver quelque part.

L’intervention est brève (quelques coaching, ou séance de thérapie ou autres entretiens selon la nature de l’intervention) et pourtant on pourra prendre tout son temps pour mettre le problème « à plat ». il s’agit donc de se hâter lentement.

Quatrième paradoxe : un optimisme imprégné de doute.

Le modèle est basé sur un postulat d’optimisme thérapeutique et pourtant le consultant envisagera sérieusement en cas d’amélioration les risques sérieux du retour des difficultés.

Cinquième paradoxe : Considérer sans adhérer.

Le consultant sera particulièrement bienveillant en prenant en compte les explications de son interlocuteur et en même temps, il pourra instiller du doute, permettre de prendre une certaine distance et en même temps suivre un chemin intellectuel rigoureux pour développer une stratégie et des tactiques précises.

Sixième paradoxe : Engager le changement en lâchant-prise !

PaloAlto, outil daccompagnement stratégique paradoxale

Le consultant n’est pas l’acteur du changement. Il doit cesser de vouloir à la place de son client ou de son patient. Accepter la route que souhaite emprunter son client. Tout comme il renoncera à revendiquer l’atteinte de l’objectif co-défini. Une vraie école de sagesse …

Arrêtons là cette série d’apparentes contradictions. Il y en d’autres…

Qu’est ce qui dans ces conditions nous conduit à pratiquer avec conviction ce modèle ?

Nous l’avons dit :

  • Sa brièveté
  • Son efficacité

Et surtout :

  • Le respect (de la personne et son environnement)
  • La liberté (d’agir ou de renoncer)

 

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Prochaine session : 
6-7 nov, 20-21 nov, 4-5 déc 2017 
et 29-30 janv 2018, 19-20 février et 19-20 mars 2018
 

PaloAlto, outil daccompagnement stratégique paradoxale